almerys

06 février 2009

un paradis...parfois...

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La porte s’ouvre sur un paradis parfois perdu, parfois ému…

il suffirait pourtant de creuser plus haut que le ciel et de laisser pénétrer les sons…roule tes larmes pour la joie et laisse moi m’endormir dans tes baisers…c’est un fixe qui vrille les lagunes encore désertes, j’ai marché aussi loin que le vent pouvait m’envelopper et j’ai entendu…entendu le chant des matadors percer les écumes de ma vie…et toi, tu me dis tout bas que seul les parfums encore tièdes du demain peuvent altérer nos émotions…

dehors, un nouveau matin baisse les armes et préfère laisser la lune encore nous dévorer…nous ne faisons que vivre, nous ne savons faire que cela…dans mes yeux coulent encore l’empreinte de tes soupirs et tu aimes suivre les traces de ma peau encore humide…l’indicible prend possession de nos âmes…l’invisible dissipe toutes ressemblances avec un passé vitriolé…et…

la porte s’ouvre sur un paradis parfois perdu, parfois ému…

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11 janvier 2009

fracture d'elle...

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Compulsive, j'ai la peau compulsive...elle ne veut que de ça, que des coups de sang, que des revers de mains...elle me pleure, elle me supplie, elle, juste elle sans moi...de ce moi froid et pragmatique, de ce moi d'hiver sans jardin...laquelle de nous deux ne respire plus, elle sous moi, moi sous elle...je la touche, elle me repousse, je l'esquive, elle se froisse...

fracture de chair...

je roule, il n'y a que ça qui me sépare d'elle, cette feuille que je roule...l'on se voit, l'on se sent mais l'on ne se touche pas...je la fragilise encore et encore, je la fais taire...elle ne peut sortir de moi, je ne peux me passer d'elle...elle m'enveloppe, je l'abîme...je la cogne plus fort encore, elle me plaque contre d'autres qu'elle...
elle me pardonne, je ne l'entends plus...

laissez la moi...

fracturez moi...

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14 décembre 2008

seuil...


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J'aurais aimé pouvoir déposer des fleurs au pied de notre stèle, mais comment faire lorsque la glace fige la poussière...au delà des murs de chair j'ai punaisé l'arrogance de nos caresses...et tu me regardais, assis sur des kilomètres de mensonges, à faire valser nos petits papiers...alors j'ai préféré mettre un terme à ce fléau qu'était notre prison...

mais je termine sur une impression, une putain d'impression, qui occulte comme une parcelle d'existence, comme une impression qui se rit de moi en fumant mes sueurs nocturnes...il est moins le quart avant l'heure, le jour baisse et j'incline mes tremblements...

tu...oui tu, je te le crierai que cela reviendrait au même, ce tu qui ne mêle plus le nous...
j'ai mal dedans, et je marche et je crois...et je cours et j'encaisse...et ce froid qui tranche mes mains...il nous faudrait rentrer...il nous faudrait...
j'ouvre le portail et franchis la limite, tu ne respires plus, je ne répèterai pas cette danse...

toi, tu es en dessous du seuil...

l'on meurt...
je vis...

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15 novembre 2008

mais au petit matin...

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Origine primaire et tu t'imagines que j'allais rester les bras croisés sur cette inconstance...je n'ai pas voulu entraver tes horizons funestes, je n'ai fait que lever les yeux sur une misère...ta pauvreté te crache au visage, encaisse au moins une fois...tu ne supportes plus mon ironie, légitimant que je blasphème en des lieux coutumiers...tu rognes ma morale, l'os de ta vertu et tu as posé l'oreiller sur ma bouche...tu n'as plus rien à briser, ce qu'il restait à aimer de moi je l'ai vomi...j'en ai les lèvres qui saignent...cette amertume qui coule sur ma peau, linceul de ta folie...tu as tout dévasté, saccagé...tu me prends par le bras, me soutenant que la nuit doit encore voir passer l'ambulance...des ombres, une porte qui claque...mes os qui se fracassent sur le marbre d'un passé déchu...j'ai appris à ne plus crier, j'ai appris à ne plus convulser sous ta violence...tu as ravagé mon corps mais tu crèveras au petit matin, et moi je saurai pourquoi...tu crèveras au petit matin et je pleurerai sur toi car par dessus tout tu étais moi...

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05 novembre 2008

ma fille, ma vie....

J'avais remarqué ses petits yeux brillants, elle a toujours été ainsi, à vouloir cacher ses larmes, mais c'est ma chair et mon sang...tout ce qui la touche je le ressens avec une force que je ne soupçonnais même pas avant d'avoir cet ange dans ma vie...je lui ai demandé ce qu'il se passait...elle m'a dit que la mort lui faisait peur...qu'elle ne voulait pas que ses proches meurent...c'est surtout la mort des autres qui l'effraye...je l'ai entendu me dire qu'elle se tuerait le jour où je mourrais pour continuer de vivre à côté de moi...elle pleurait maintenant à chaudes larmes, je la serrais tout conte moi, essayant de contenir mon émotion...lui expliquant qu'elle avait sa vie à vivre aussi et que je serais toujours présente dans son petit coeur...il m'était douloureux de trouver les bons mots...elle me disait que du ciel au moins elle n'aurait plus jamais mal car elle pourrait regarder de là haut tous ceux qu'elle aime...ma princesse qui se dit avoir vécu trop de choses horribles déjà...et là mes bras se sont resserrés autour d'elle...aussi longtemps que je vivrais je la préserverai du pire que peut réserver la vie...comment peut elle penser avoir vécu des choses horribles...comment peut elle avoir envie de mourir à huit ans...ma fille c'est ma vie...je ne veux pas qu'elle soit comme moi...je la veux plus forte, moins sensible...je prie pour qu'elle ne suive pas mon chemin mais qu'elle parcourt le sien armée jusqu'aux dents...je serai là pour elle, toujours...pour partager ses joies et ses peines...mais là j'aurais voulu lui pendre sa tristesse et ne plus voir son petit corps secoué par les sanglots...la seule chose qui me rassure c'est qu'elle a su mettre des mots sur sa peine...ce que je ne savais pas faire étant gamine...elle a fini par me sourire et par s'endormir...je l'aime...

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02 novembre 2008

de cuir et de fer...

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Ce cuir qui si souvent a léché et brûlé mes chairs ne taira jamais mon plus profond silence...ce fer qui a si souvent repoussé mes limites ne fendra plus mes yeux...je me suis trop souvent soumise à des idéaux bordés de non chalence...j'ai baissé les paupières sur un univers contrefait...j'ai laissé des corps s'acharner au mien...et pourtant je suis revenue du plus bas des instincts...je ne tairai plus mes cris...je peux laisser courir mes envies sur les murs de soie...l'on me tenait au creux d'une main, poupée fragile de chiffon à qui l'on brisait les espoirs...renaître entre deux larmes et soumettre l'illusion  à la vie...la mienne...quelque part j'ai croisé des étincelles, elles brûlent dans mes pensées, des étincelles auxquelles je peux me raccrocher sans peur du lendemain...si je serre les dents ce n'est plus de douleur mais juste pour faire voler en éclat ce que certaines âmes esseulées s'efforcent de s'imaginer...ni le fer, ne le cuir ne desserviront mon existence...j'en fais mes éléments de corps et d'esprit...

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06 mars 2007

mon coeur n'a plus de raison...

C'est une lame fine qui doucement s'enfonce dans mon coeur...elle ne cesse de s'enfoncer depuis des annees...et je suis toujours là, parfois plus vivante que jamais, parfois plus morte que je ne le serai...mon coeur se meurt au fil des jours, y croire encore n'est que peine perdue...et si je ne perdais que la peine mais non...ce sont mes illusions qui s'egarent en meme temps...on ne comprend pas mes façons d'aimer, cette maniere plurielle qui me fera toujours defaut...parce que pour moi le sentiment d'amour me nourrit et m'enracine, dans des exces d'envie je veux pouvoir aussi exalter les corps mais j'ai appris a me bercer de reves...et je prends conscience aujourd'hui que cette forme d'amour n'est qu'ephemere...tout est ephemere puisque rien n'est eternel...mon coeur se meurt en silence, il lui restera ce souffle de vie necessaire pour combler mon existence...peut etre qu'il se remettra a battre et a se battre, peut etre...mais il rentre dans un etat comatique, il a peur de se reveiller, il a peur de se briser une enieme fois...il pleure seul, il implore parfois, et ses larmes sont de mon sang...la vie a parfois ce cote tragique, j'ai encore tout ce qu'il me reste pour continuer, alors je vais avancer encore et encore...je ne peux croire pour deux, je n'ai plus cette force...je m'en remets a cet autre coeur pour lequel le mien souriait...

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01 janvier 2007

sans but ni effet...

C'est sans but ni effet que je m'installe face a vos yeux creux...prendre son courage a deux mains pourrait etre si simple mais epargner la vie, pas la mienne, la sienne...le chaos, il faut le connaitre pour ne jamais souhaiter y ressombrer, il en ignore meme l'existence alors qui suis je pour l'y expedier...le mettre face a ce qu'il me secrete pour faire imploser les derniers onces de bien etre et apres...que restera t'il apres, je n'aurai meme plus mes yeux pour pleurer, ma noirceur les aura brules...par fierte alors peut etre ou par orgueil de ne pas vouloir entendre ce que je ne me cesse de repeter et qui me fait dire que cela m'indiffere...c'est pas le coeur qui souffre, c'est mon etre...je voudrais m'evanouir ou croupir dans les coins que beaucoup ignorent...juste disparaitre et ne rien laisser...Et ne rien oublier...envoler mes souvenirs et mon passe...celui qui connait mes sourires peut les voir de cristal en ce moment, des sourires prets a se briser au moindre coup d'eclat...la vie est elle une galere perpetuelle, si oui alors pourquoi je n'y ai pas ete preparee, pourquoi on m'a fait croire qu'il y a des lendemains qui chantent...pour en connaitre leur melodie faudrait il seulement les voir se lever...meme ce plaisir m'echappe, entre cauchemars et insomnies...non je ne suis pas a plaindre, qui  suis je pour dire le contraire...je suis en vie, j'aime et suis aimee...j'aime ça oui mais comment suis je aimee...l'innocence m'enveloppe de son amour, de leur amour, le vrai le pur...mais les autres...comme disait un certain damien saez "j'veux pas crever dans cette inhumanite"...

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18 octobre 2006

ecarter mes reves...

Je veux un ecarteur, un ecarteur de reves! ils ne sont pas trop courts ou trop petits mais leurs orifices sont trop etroits pour y penetrer a deux...et je veux que tu puisses rentrer dans le mien...attrape la corde, celle là meme ou j'ai pendu l'ampoule noire...je vois du bout des mains, je longe des murs...mes doigts sont tout ecorches, ça fait mal, ça brule mais la sortie n'est pas loin, juste en dessous de la cascade...cette eau qui chutte avec une allure, une prestance mais ces gouttes j'en veux pas, je ne veux pas qu'elles me touchent...j'ai deja les cheveux humides, alors je ne veux pas que l'eau touche mes veines...tu sais quoi, je voudrais parcourir l'himalaya a dos d'ananas meme si je le prefere en tranches...j'ai pas eclate en sanglots mais de rire, y'a que les cons qui changent pas d'avis! je sais manier l'aiguille, je m'en etonne d'ailleurs...et si je laissais mes cheveux repousser, peut etre que  ma connerie pousserait avec eux, faut que je reflechisse...a moins que ce ne soit ma force qui s'allonge...mais je veux rien allonger, je veux juste ecarter mes reves...

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09 octobre 2006

je et alors?

Je porte mon gilet, tu sais celui qui se ferme et cache le coeur, il est noir aussi sombre que tes griffes lorsque tu as peur...je m'aligne a gauche cela te poserait 'il un probleme? parce que je pourrais aussi m'allonger a droite mais ça n'y changerait rien...si ce n'est que je cracherai mes mots hors de ta portee...pas de violence ici je suis sur la pointe des nerfs...je suis l'acrobate et toi l'oeil...on saute? dans ce trop plein et on s'etouffe...le temps marque ma peau, une nouvelle tache de rousseur est apparue au creux de ma main...tu as vu le temps passer sur nos os, il nous photographie sans droit d'images...comme un abus de pouvoir, mais l'abus ça me connait...je couperai bien la tete du sapin parce que les cimes c'est bien trop haut pour moi, puis ça me ferait du bois pour l'hiver, pour chauffer l'antre et l'autre...tu vois quand je me raconte sans artifice tu palpes la folie de mes heures passageres...meme elles ne payent pas leur billet, en premiere classe et avec retour...que demande mon opium!pourquoi je fume d'ailleurs? pour faire comme mon pere, ce heros, l'homme de ma vie...puis ça me calme, m'exalte,me tratosphere...je veux pas arreter, la gitane me tuera, au moins j'aurai embrasse de pres une femme...

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